Le parlement des enfants

Le parlement des enfants, c’est une leçon d’éducation civique différente qui a pour objectif de découvrir la fonction de législateur. Les enfants sont invités à rédiger, sous la conduite de leurs enseignants qui les accompagnent dans cette réflexion, une proposition de loi, au terme d’une discussion qui doit leur apprendre ce qu’est le débat démocratique.

J’ai contribué à l’initiative dans une classe de l’école élémentaire Prince Bois à Savenay.

 

Asile et immigration : recadrer cette approche au niveau sociétal et éthique

Lors de la séance publique du 15 Février 2018, la représentation nationale a débattu sur la proposition de loi issue du groupe UDI, Agir qui a pour objectif de combler un vide juridique mis en lumière par un arrêt de la Cour de Cassation de Septembre 2017. La proposition de loi a notamment pour objectif de définir un « risque non négligeable de fuite » pour un demandeur d’asile.

J’ai signé les amendements de Mme la députée Martine Wonner qui propose de revenir au texte de la première lecture de l’Assemblée Nationale. Le Sénat, en deuxième lecture, est allé au-delà du texte initial et je n’y suis pas favorable.

Il est important de ne pas réduire le sujet d’asile et d’immigration à un sujet technique et il est primordial de recadrer cette approche au niveau sociétal et éthique.

Le Gouvernement s’est engagé auprès du groupe politique à l’Assemblée Nationale de la République en Marche à revenir sur les dispositions de ce texte lors du projet de loi « asile et immigration » qui sera débattue pendant le mois de Mars dans l’hémicycle et j’y serai vigilante.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a été élu sur deux piliers : une économie libérée et une politique sociale ambitieuse. Je me tiendrai garante du respect de l’équilibre entre ces deux piliers tout au long de mon mandat.

Apprentissage

 

Au cours de ce mois de février, j’ai souhaité mobiliser mon action sur le thème de l’apprentissage. Objectif : nourrir les réflexions sur la réforme de l’apprentissage présentée par le Gouvernement. Plus globalement, la réforme voulue par la majorité vise à sécuriser le parcours des actifs et décompose en trois volets : apprentissage, assurance chômage et formation professionnelle.
C’est dans ce cadre que j’ai souhaité organiser une rencontre avec une vingtaine de directeurs de centres de formations des apprentis (CFA) de la circonscription. Cette table-ronde organisée sous la forme d’un petit-déjeuner le 5 février au sein de ma permanence à Saint-Nazaire, avait pour objectif d’échanger sur les mesures annoncées dans la réforme de l’apprentissage. Avec une idée encore une fois : faire remonter ces informations au niveau national.
Selon la Ministre du travail, Mme Muriel Pénicaud, 7 apprentis sur 10 trouvent un poste après leur formation en alternance. Plus de 1500 contrats d’apprentissage ou d’alternance seront proposés, du CAP au BAC+5, par les CFA pour la rentrée 2018.

Visite pilotes de la Loire

Je remercie les pilotes de la Loire, et en particulier son Président, M. Stéphane POUSSET, pour cette belle journée en mer du 2 février 2018. L’embarcation à bord d’un bateau pilote puis la découverte de la façade maritime du Grand Port de Nantes Saint-Nazaire furent une formidable expérience.
Aux abords de la Loire et du port de Nantes – Saint-Nazaire, les pilotes de la Loire assurent la sécurité de la navigation. Ces marins guident les bateaux vers les ports, mais pas uniquement. Ils montent à bord des navires et assurent les manœuvres et la communication avec les autorités portuaires, les services de trafic maritime, les remorqueurs et les autres navires.
Ce sont des acteurs incontournables des questions portuaires. Au regard de l’actualité et de la réforme annoncée pour créer une véritable stratégie maritime de la France, je souhaite travailler en étroite coopération avec les Pilotes de la Loire. Cette coopération portera également sur le projet d’appontement près du vieux môle de Saint-Nazaire pour accueillir les croisiéristes. Je souhaite rendre le bassin plus attractif et faire de notre territoire une destination touristique ambitieuse.

Intervention discussion générale proposition de loi fin de vie

 

 

 

Merci Monsieur le Président,
Madame La ministre,
Madame la présidente de la commission des affaires sociales,
Madame la rapporteur,
Mesdames, Messieurs les députés,
Mes chers collègues,

Le débat en discussion générale d’une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie et l’assistance au suicide pour les personnes atteintes de maladies graves ou incurable requiert de notre part, nous législateurs, de s’interroger sur la nécessité de légiférer et notamment sur les contours et conséquences d’un tel texte.

L’offre en soins palliatifs de notre système de santé a considérablement évoluée depuis ces dernières années. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychique, sociale et spirituelle.
Une maison de santé Canadienne nommée Victor Gadbois à Montréal dit que :
« Soigner les gens, ce n’est pas seulement rechercher les causes de leur souffrance mais de donner aussi l’espoir que demain sera mieux qu’hier » ….
Je les rejoins. Notre société, notre république, doit permettre à tout à chacun d’être soigner dans la dignité. Cependant, je dois aussi constater que dans certaines situations complexes, l’espoir que demain sera mieux qu’hier n’est plus possible et que plus rien n’est envisageable.

Alors, cette éthique du dernier soin, cette éthique du juste soin, doit être posée avec tempérance et lucidité.

Nous devons entendre les attentes de nos concitoyens.
Nous devons entendre nos professionnels de santé, nos médecins, nos infirmières, nos aides-soignantes ; et ;
Nous devons entendre nos bénévoles qui investis au quotidien dans les structures de santé ou du domicile accompagnent les personnes confrontées à la maladie.

Je ne saurai, à ce jour, en tant que législateur prendre position sur ce sujet de société qui requiert la plus grande prudence de notre part.
Molière disait que « l’on ne meurt qu’une fois et que cela est pour tellement longtemps… »

Alors prenons simplement le temps d’un débat de quelques mois de bioéthique.

Un débat qui nous éclairera sur les attentes de nos concitoyens qui semblent souhaiter que l’accompagnement de fin de vie soit mieux encadré. Un débat qui nous éclairera sur d’autres offres et possibilités que ce qui autorisé aujourd’hui.

Une loi de Bioéthique nécessite la plus juste législation cela ne peut passer que par un texte idoine, réaliste et concret. Celui-ci ne saurait l’être sans prendre connaissance du rapport de l’inspection générale des affaires sociales ou encore du comité national d’Ethique.
Et enfin sans l’évaluation de l’application et l’appropriation des lois LEONETTI de 2005 puis 2016.

Lorsque nous légiférons, lorsque nous rédigeons des textes, des articles de loi, des amendements : nous devons avoir un objectif d’efficacité avec l’assurance que la traduction et l’appropriation de la loi sur le terrain soit optimale et partagée par tous les acteurs.

Alors identifier en amont d’un texte les freins au déploiement d’une précédente loi sur la fin de vie permettrait de mieux légiférer une prochaine loi éventuelle si tel était le résultat et les conclusions des débats de Bioéthiques à venir.

Une loi sur la fin de vie et sur une assistance à mourir ne peut se faire sans une partie réservée au développement des soins palliatifs dans notre système de soins. Cela doit être complémentaire et aucun ne pourrait prévaloir sur l’autre.
Seul le respect des volontés des personnes souffrantes doit être entendu. Or ces volontés ne peuvent se faire qu’au travers d’une équité d’accès aux différentes offres de soins.

Le Dr Thérèse Vannier disait que c’est parfois tout ce qu’il reste à faire quand il ne reste plus rien à faire…

Alors ce soir, dans cet hémicycle, tout ce qu’il reste à faire c’est justement de reconnaître que tout reste à faire !

Proposition de loi fin de vie et de l’euthanasie

Interventions au sujet de la fin de vie et de l’euthanasie suite à la proposition de loi de la députée de la France Insoumise Caroline Fiat.

Avant de légiférer sur la fin de vie et l’euthanasie, il faut évaluer la loi Claeys-Leonetti pour mieux comprendre pourquoi nos professionnels de santé n’ont pas réussi à s’approprier ce texte. 26

La Chrysalide de l’être

Un début d’année marqué par la découverte d’un formidable établissement au cœur de Saint-Nazaire : la Chrysalide de l’être. La Chrysalide, c’est l’histoire de familles qui font face à des situations d’exclusion et qui ont décidé de créer une école adaptée pour leurs enfants autistes. L’école propose un enseignement de base et un accompagnement vers la vie professionnelle pour des jeunes âgés de 12 à 20 ans. Il existe seulement deux écoles de ce type en France, dont une à Paris et l’autre à Saint-Nazaire ! Je souhaite féliciter la directrice de cet établissement pour tout le travail engagé et apporter mon soutien aux familles des 12 enfants scolarisés. Les résultats sont probants avec le déploiement de méthodes alternatives d’apprentissage pour les enfants. L’école doit néanmoins faire face à de nombreuses difficultés, à la fois administratives et financières, mais aussi en matière de reconnaissance. Nous soutenons pleinement leurs démarches avec le Gouvernement et tentons de les accompagner au mieux dans leur développement.