Aujourd’hui est débattue à l’Assemblée nationale une proposition de loi garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie.

Il s’agit d’un sujet intime, personnel. Pourtant, en tant que Députée élue par les citoyens de la 8ème circonscription de la Loire-Atlantique, je dois aujourd’hui me prononcer sur la légalisation de l’aide active à mourir.

Mon regard sur ce sujet a évolué depuis le début de mon mandat. Au fil des rencontres, des échanges avec les citoyens, notamment lors du Grand débat national en 2019, j’ai senti une forte attente sur l’ouverture de ce nouveau droit.  

Membre du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée nationale, j’ai suivi de très nombreuses auditions à ce sujet. Je suis aussi guidée par mes responsabilités passées où j’ai exercé 10 ans en soins palliatifs auprès de personnes en fin de vie

J’ai cosigné, en début d’année, la proposition de loi visant à garantir et renforcer les droits des personnes en fin de vie portée par mon collègue le Député Jean-Louis Touraine et qui est reprise dans la proposition de loi sur laquelle l’Assemblée doit se prononcer aujourd’hui.

Depuis le début de la mandature, des parlementaires de tous les bords politiques se sont mobilisés pour une fin de vie libre et choisie. La proposition de loi portée par Olivier Falorni ce jeudi à l’Assemblée nationale est devenue celle de l’ensemble des députés mobilisés sur le sujet et dont je fais partie.

Je voterai POUR cette proposition de loi pour deux principales raisons.  

La première, et elle est essentielle à mes yeux, est que cette proposition ne se limite pas à la seule question de la fin de vie libre et choisie et inclut le renforcement des soins palliatifs. Beaucoup opposent soins palliatifs et fin de vie libre et choisie. Je ne partage pas cette vision car ils sont complémentaires. Nous devons renforcer les soins palliatifs et améliorer l’accès des citoyens à ces soins sur tout le territoire.

La deuxième, c’est l’attente citoyenne de l’ouverture du droit à une fin de vie libre et choisie. Fort heureusement, une majorité de personnes favorables à ce dispositif n’auront pas à y recourir.  L’ouverture du droit à une fin de vie libre et choisie, ce n’est pas l’imposer.  C’est offrir un choix supplémentaire aux citoyens confrontés à une maladie incurable dont les souffrances ne peuvent être apaisées.